Quelle assurance auto pro choisir ?

Quelle assurance auto pro choisir ?

En matière d’assurance auto ou moto, les contrats sont adaptables à toutes les situations, tous les types de véhicule et à peu près tous les budgets. Ainsi, pour les conducteurs qui savent définir exactement de quoi ils ont besoin, les assureurs peuvent faire du sur-mesure.

Voici quelques exemples, non exhaustifs, des possibilités offertes aujourd’hui par les compagnies ou les mutuelles d’assurances.

La conduite exclusive

C’est une clause qui peut être ajoutée au contrat d’assurance et qui stipule que le véhicule ne peut être conduit par personne d’autre que l’assuré. Elle est proposée en général aux très bons conducteurs, qui ont un coefficient de bonus maximal et souhaitent en profiter encore plus. Car, pour l’assureur, n’autoriser qu’un seul très bon conducteur signifie réduire très sérieusement les risques de sinistre.

Cela a deux conséquences :

  • Comme les risques sont réduits, le tarif global du contrat peut être baissé ;
  • L’assuré peut tout de même exceptionnellement prêter son véhicule, mais au prix de franchise plus élevées.

L’utilisation du véhicule à titre onéreux

Lorsqu’un assuré utilise son véhicule pour le transport payant de personnes, il doit souscrire un contrat spécifique. En revanche, s’il prend un auto stoppeur ou partage les frais d’essence avec un collègue ou un voisin, en cas de sinistre, son contrat d’assurance couvre tous les dommages prévus au contrat.

La conduite occasionnelle

Il se peut que les « conducteurs habituels », désignés dans le contrat, laissent occasionnellement une autre personne conduire la voiture ou la moto. Dans ce cas, pour que toutes les garanties du contrat le couvrent, il faut le déclarer à l’assureur en tant que « conducteur occasionnel ». S’il n’est pas novice et que son passé de conducteur est correct, cela ne changera rien au tarif du contrat.

À défaut, en cas de sinistre provoqué par ce conducteur non déclaré, les conducteurs habituels seront considérés comme responsables des dommages ; ils devront en rembourser tout ou partie à leur frais… et en subiront le malus.

Si finalement ce conducteur occasionnel devient habituel, déclarez-le comme tel à l’assureur, pour qu’il l’intègre au contrat et le garantisse de tous les dommages qu’il couvre. Ne pas le faire peut entraîner la nullité du contrat, pour cause de mauvaise foi de l’assuré.

Enfin, il est également possible de prévoir, dans le contrat, que le véhicule puisse être conduit par n’importe qui, sans avoir à en prévenir l’assureur. Cela augmente le tarif du contrat et/ou celui des franchises, mais cela permet aussi plus de souplesse.

S’assurer en tant que jeune conducteur

Si vous venez d’avoir votre permis de conduire et vous avez acheté votre première voiture ou votre première moto, il va falloir vous assurer. Or cela signifie payer une surprime destinée à compenser les risques importants pris par l’assureur, compte tenu des statistiques d’accident des nouveaux conducteurs.

Cette surprime peut atteindre jusqu’à 100 % de majoration du tarif de référence. Elle est ensuite réduite de moitié après chaque année passée sans accident responsable.

Surprime et conduite accompagnée

Majoration maximaleApprentissage normalApprentissage anticipé
À la souscription100 %50 %
Après un an d’assurance sans accident50 %25 %
Après deux ans d’assurance sans accidentPlus de surprimePlus de surprime

L’assurance au kilomètre

Aujourd’hui, ça s’appelle « pay as you drive » ou même «PAYD». Le principe est simple : moins on roule, moins l’assurance est chère. Certains assureurs ajoutent des tarifs préférentiels en cas de conduite certains jours «creux» de la semaine ou durant un créneau horaire précis.

Pour cela, l’assuré commence par souscrire une formule annuelle d’assurance à un prix fixe. Après cela, l’assureur lui fournit un boîtier électronique (type GPS) destiné à lui transmettre le nombre de kilomètres parcourus.

Selon les assureurs, les différents modes de tarification des offres sont :

  • Un forfait mensuel de kilomètres, avec une réduction de la prime si ce forfait n’est pas parcouru. À l’inverse, au-delà du forfait, un prix est fixé par kilomètre parcouru en plus ;
  • Une tarification réelle au kilomètre, sans forfait d’aucune sorte, par exemple entre 0,01 € et 0,04 € selon le profil, les antécédents et le bonus de l’assuré.

Ce nouveau type de contrat est globalement 20 à 25 % en dessous des prix du marché. Cela permet de faire des économies sur sa facture d’assurance, notamment lorsque l’on est un jeune conducteur ou que l’on utilise peu son véhicule.

Si le véhicule ne circule jamais

Si votre véhicule est remisé dans un garage et qu’il n’est pas assuré, tant qu’il ne circule pas, l’obligation d’assurance ne s’applique pas. Pour autant, votre responsabilité civile reste entière : si le véhicule prend feu ou que ses freins se desserrent et qu’il provoque un sinistre, en tant que propriétaire, il faudra dédommager les victimes éventuelles. D’où l’intérêt de s’assurer au moins au tiers.

Assurer un véhicule de collection

Un véhicule de collection est une machine qui :

  • A plus de 25 ans, sauf si le modèle est rare. Dans ce cas, il peut tout de même être déclaré « véhicule de collection » même s’il est moins ancien ;
  • A une carte grise spéciale «véhicule de collection» ;
  • Ne passe plus de contrôle technique.

Comme les sorties du véhicule de collection sont en principe assez limitées, les risques aussi. Par conséquent, les tarifs sont plutôt raisonnables. Surtout si, par ailleurs, le propriétaire assure d’autres véhicules auprès de la même compagnie.

Comparez toujours les prix entre votre assureur «normal» et un assureur spécialisé en véhicules de collection, qui peut pratiquer des prix et fournir des services plus intéressants.

L’assurance auto ou moto en voyage

Les assurés qui partent en voyage à l’étranger avec leur voiture ou leur moto doivent absolument se munir de leur permis de conduire et de leur « carte verte ». Celle-ci est en effet indispensable en voyage, car elle prouve que l’assuré a bien souscrit une assurance responsabilité civile obligatoire. Cela permettra à son assureur d’indemniser toute personne victime d’un accident qu’il causerait à l’étranger.

La responsabilité civile assurée par un contrat français auto ou moto est valable automatiquement – et sans surprime – dans n’importe quel pays de l’Espace économique européen (c’est-à-dire les pays de l’Union européenne ainsi que l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège) ainsi qu’en Andorre, en Croatie et en Suisse. Quant aux autres garanties (panne, vol ou tentative de vol, etc.), tout dépend de ce que prévoit le contrat.

De même, vérifiez l’étendue géographique de ces garanties : au recto de la carte verte figure la liste des pays qu’elle couvre (au-dessous de l’identification du véhicule et de l’assuré). Si certains pays sont barrés, c’est que le contrat d’assurance souscrit ne couvre pas les sinistres qui peuvent s’y produire. Dans ce cas, il y a deux possibilités :

  • Souscrire une extension temporaire de garantie (moyennant finance) ;
  • Ne rien souscrire mais prendre à sa charge les réparations et les indemnisations éventuelles en cas d’accident durant le voyage.

Dans tous les cas, avant de partir, un coup de fil à l’assureur est toujours conseillé pour vérifier toutes ces questions.

Assurer un quad

Quad, est l’abréviation de « quadricycle à moteur ». Seuls les modèles homologués peuvent être utilisés sur la voie publique. Sans cette homologation, un quad ne peut rouler que sur un terrain privé.

Les quads homologués

Comme pour tout engin à moteur, la réglementation s’applique : avant de rouler sur la voie publique, il faut être assuré en bonne et due forme. Les garanties sont les mêmes que pour tous les véhicules. La responsabilité civile est obligatoire, puis le propriétaire du quad a le choix entre l’assurance vol, l’assurance incendie, jusqu’à l’assurance tous risques.

Sur la voie publique, le port d’un casque est obligatoire, pour le conducteur comme pour son passager éventuel. Soulignons aussi que le transport de passagers n’est autorisé que sur un siège fixé au véhicule et différent de celui du conducteur.

Quel permis de conduire pour un quad ?

Les exigences en matière de permis sont à peu près les mêmes que pour les deux-roues. À partir de 16 ans, avec le Brevet de Sécurité Routière (BSR), on peut conduire un « quadricycle léger à moteur », c’est-à-dire tout engin de moins de 50 cm3 ou ayant une puissance inférieure à 4 kW, avec une vitesse limitée par construction à 45 km/h, un poids à vide inférieur à 350 kg et une charge utile de 200 kg.

Le « quadricycle lourd à moteur » fait plus de 50 cm3, mais sa puissance est inférieure à 5 kW ; son poids à vide est de 550 kg. Pour le conduire, il faut avoir plus de 16 ans et être titu­laire d’un permis B1 (quadricycle à moteur) ou d’une équivalence de permis A1 (moto légère), A (permis moto) ou B (permis voiture).

Le quad non homologué

Un quad non homologué ne peut se conduire que dans des chemins privés ou des terrains spécifiques. En cas d’accident, la responsabilité du conducteur entre en jeu : avant toute prise en charge, l’assureur examinera les circonstances et appliquera les clauses et les franchises prévues au contrat.

Si vous roulez sur la voie publique avec un quad non homologué, non seulement vous n’êtes pas assuré pour cela, mais en plus vous risquez une amende de 1500 à 3000 € et la confiscation de votre engin. Et si l’accident est grave, vous risquez une peine de prison de six mois à deux ans.

L’assurance pour participer à des compétitions

En général, les contrats d’assurance auto et moto excluent la compétition de leurs garanties. En effet, le problème avec les sports mécaniques, ce sont les blessures du pilote et la casse de son matériel, à peu près systématiques en cas d’accident. Ajoutées aux dommages subis indirectement par les autres pilotes et leur matériel, pour un assureur, tout cela coûte cher à rembourser.

Toute participation, ou tout essai, effectuée dans le cadre d’une course, d’une épreuve ou d’une compétition est également exclue du champ « normal » de la garantie de responsabilité civile. En fonction du type de compétition à laquelle l’assuré souhaite participer, il lui faut donc une couverture spécifique. Plusieurs choix s’offrent à lui.

L’assurance liée à une licence sportive

Si le conducteur est licencié d’une association, d’une ligue ou d’une fédération de sports mécaniques, cette licence est toujours assortie d’un contrat d’assurance, relativement bien adaptée à la pratique du sport en question et aux compétitions organisées dans ce cadre.

L’ajout d’un avenant

Si le contrat d’assurance auto ou moto comprend déjà des garanties très étendues, il suffit peut-être d’en ajouter une ou deux, spécifiques au contexte de la compétition. Dans cette hypothèse, l’assureur exigera sûrement une surprime plus ou moins élevée selon la couverture nécessaire.

Souscrire un contrat spécifique

Pour être parfaitement couvert, il faudra peut-être souscrire un nouveau contrat auprès de son assureur ou d’un autre, spécialisé dans la couverture de gros risques. De cette manière, les garanties seront vraiment adaptées aux besoins d’un type de compétition (par exemple un rallye à l’étranger).

L’assurance pour un rallye auto ou moto

Dans ce contexte, il est question d’assurer :

  • Les dommages éventuels subis par les véhicules de course : auto, moto, camion, quad ;
  • Les dommages des véhicules d’assistance ;
  • Les phases de transport.

En principe, tous les risques possibles sont couverts par l’assurance. Cela comprend, par exemple, le vol ou les dommages causés aux équipements et aux accessoires installés sur ou dans le véhicule en compétition. En revanche, les effets personnels laissés dans le véhicule sont en général exclus de la garantie contre le vol.

Pour le trajet aller-retour, le véhicule est couvert en « franc d’avaries particulières » (FAP), c’est-à-dire pour tous les dommages causés au véhicule.

Les risques exclus : il s’agit en général des risques encourus par le matériel, le pilote et son staff, pour cause de guerre, émeute, acte de piraterie, capture ou détention par des autorités. Ensuite, on exclut souvent les dommages causés par le matériel assuré, par le pilote lui-même et son staff, que ce soit fortuit ou intentionnel.

Néanmoins, la liste des dommages pris en compte ou exclus du contrat d’assurance auto est toujours négociable selon les contextes et surtout le budget dont on dispose. C’est donc ce sur quoi il faut passer le plus de temps.

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