Assurance-vie luxembourgeoise : notre comparatif !


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Choisir ses investissements, diversifier les établissements qui accueillent son épargne et bénéficier d’un cadre juridique protecteur : l’assurance-vie luxembourgeoise présente plusieurs attraits pour les épargnants français. Elle se retrouve désormais aussi bien chez des spécialistes du patrimoine que chez Yomoni, Meilleurtaux ou BoursoBank.

Pour autant, toutes les offres ne répondent pas aux mêmes besoins. Certaines privilégient une gestion pilotée, d’autres permettent de construire une allocation personnalisée, avec un conseiller qui vous accompagne dans la durée.

Le meilleur contrat est celui qui correspond à votre patrimoine, à vos projets et au niveau d’accompagnement que vous recherchez. Encore faut-il comprendre ce qui distingue les offres, les investissements réellement accessibles et les frais que vous paierez.

Notre comparatif des assurances-vie luxembourgeoises

Un contrat se choisit à partir de votre situation : le montant à investir, votre besoin de liquidités, les supports souhaités, votre situation familiale ou encore un éventuel projet d’expatriation.

C’est le contrat qui doit s’adapter à votre projet, et non votre projet à un contrat.

  • Wealins Life France propose plusieurs structures d’investissement, dont FAS et FID, au sein d’un contrat patrimonial. Accessible à partir de 250 000 €, c'est une solution à examiner si vous souhaitez construire une allocation personnalisée et être accompagné dans le choix de sa configuration.
  • Les solutions CNP Luxembourg pour la France permettent d’étudier un FAS avec différentes modalités d’accompagnement, dont la gestion conseillée, ou un FID sous mandat dès 125 000 €,. Elles peuvent répondre à différents degrés d’autonomie dans les décisions d’investissement.
  • Wealth France de OneLife permet de combiner fonds externes, FIC, FID et FAS. Cette souplesse mérite d’être étudiée si vous souhaitez répartir votre épargne entre plusieurs types de supports au sein d’un même contrat avec un accès à partir de 100 000 €.
  • Yomoni Lux propose une gestion pilotée en ETF, avec la possibilité d’une poche en euros sous conditions. Accessible dès 50 000 €, cette offre peut intéresser les épargnants qui souhaitent déléguer leur gestion dans le cadre d’un parcours en ligne.
  • Life Mobility Evolution chez Meilleurtaux Placement est accessible en gestion libre dès 100 000 €, ou en gestion sous mandat via un FID dès 250 000 €. Il permet de choisir entre gestion autonome et délégation, avec la possibilité de les combiner.
  • BoursoVie Lux chez BoursoBank propose une gestion libre avec FAS, pour un versement initial de 150 000 €. Un compte BoursoBank et une adhésion BoursoFirst sont requis. Cette offre peut convenir à ceux qui souhaitent intégrer leur contrat à leur relation bancaire et sélectionner leurs investissements.
  • Les solutions luxembourgeoises Ramify reposent sur plusieurs assureurs et configurations, avec un accompagnement patrimonial. L’accès annoncé se situe entre 100 000 et 250 000 €, selon la solution. Elles s’adressent aux épargnants qui recherchent une proposition associant allocation et réflexion patrimoniale.

D’autres assureurs complètent le marché, notamment Cardif Lux Vie, Generali Luxembourg et Swiss Life Luxembourg.

Pourquoi l’accompagnement compte autant que le contrat ?

Le nom de l’assureur ne suffit pas à évaluer une offre. Il faut aussi savoir qui vous aide à sélectionner les investissements, qui répond lors d’un retrait et comment votre allocation sera suivie.

Un interlocuteur unique peut assurer la continuité entre ces différentes étapes. Il connaît vos objectifs et peut vous aider à faire évoluer le contrat lorsque votre situation change : cession d’entreprise, préparation de la retraite, transmission ou départ à l’étranger.

Avant de choisir, demandez ce que comprend précisément cet accompagnement : fréquence des échanges, recommandations d’investissement, aide aux démarches et rémunération. Un service utile doit être identifiable, au même titre que son coût.

Pourquoi choisir une assurance-vie au Luxembourg ?

L’assurance-vie luxembourgeoise reste une enveloppe d’épargne. Vous y versez un capital, choisissez les modalités d’investissement et désignez les bénéficiaires qui recevront les sommes au décès de l’assuré.

Son intérêt tient principalement à trois possibilités.

Diversifier les investissements

Selon le contrat et votre situation, vous pouvez accéder à des fonds, des ETF, des actions ou obligations en direct, ainsi qu’à certains investissements plus spécialisés.

Cette souplesse peut répondre à un besoin précis : intégrer des supports absents de vos contrats actuels, personnaliser une allocation ou investir dans plusieurs devises. Les possibilités restent encadrées par les règles applicables et par l’assureur qu’il faut bien avoir en tête avant toute souscription.

Bénéficier d’un cadre de protection spécifique

Le Luxembourg organise la séparation des actifs représentatifs des engagements de l’assureur envers ses clients et prévoit une priorité pour les créances d’assurance en cas de défaillance.

Cette protection juridique constitue un atout. Elle doit toutefois être distinguée de la sécurité des placements eux-mêmes : une action, un fonds ou une obligation conserve ses risques à l’intérieur du contrat.

Préparer un projet international

Certains contrats permettent d’accompagner un changement de résidence. Mais leur compatibilité avec le pays de destination doit être examinée en amont.

La portabilité ne signifie pas que tous les supports, tous les modes de gestion et tous les avantages fiscaux seront conservés automatiquement. OneLife précise par exemple que la portabilité de son offre française intervient après analyse.

Quel montant faut-il pour ouvrir un contrat ?

Les offres présentées dans notre comparatif montrent que l’assurance-vie luxembourgeoise n’est pas réservée aux seuls patrimoines de plusieurs millions d’euros. Certaines sont accessibles dès 50 000 €, tandis que les configurations plus personnalisées peuvent demander un investissement supérieur.

Il faut distinguer trois éléments :

  1. Le minimum pour ouvrir le contrat, fixé commercialement.
  2. Le minimum pour accéder à un support particulier, qui peut être différent.
  3. Votre catégorie réglementaire, qui encadre les investissements accessibles.

Pour le FAS, il n’existe pas de minimum réglementaire général de prime ou de fortune. Les assureurs conservent néanmoins leurs propres conditions commerciales. Les catégories N, A, B, C et D dépendent notamment de l’investissement et de la fortune mobilière déclarée. Elles influencent les limites d’investissement.

Atteindre un ticket d’entrée ne suffit donc pas à justifier une souscription. Il faut aussi vérifier l’intérêt du contrat par rapport aux solutions déjà disponibles dans votre patrimoine.

FAS ou FID : quelle formule vous correspond ?

Les sigles rencontrés dans les brochures désignent différentes structures d’investissement à l’intérieur du contrat.

  • Les fonds externes sont constitués en dehors de l’assureur et référencés dans son offre. Ils permettent de choisir parmi une gamme de fonds.
  • Le fonds interne collectif (FIC) est un fonds interne accessible à plusieurs souscripteurs. Il permet de bénéficier d’une gestion commune.
  • Le fonds interne dédié (FID) est propre à un contrat et géré par un gestionnaire unique. Il répond au besoin de déléguer une gestion individualisée.
  • Le fonds d’assurance spécialisé (FAS) est propre à un contrat et ses actifs sont choisis par le souscripteur. Il permet de personnaliser ses investissements, éventuellement avec un conseil.

Ces distinctions figurent dans la réglementation du Commissariat aux Assurances.

Le FAS pour choisir ses investissements avec un accompagnement adapté

Le FAS peut intéresser l’épargnant qui souhaite une allocation personnalisée tout en conservant un rôle dans les décisions. Selon la formule retenue, il peut bénéficier de recommandations pour choisir et faire évoluer ses investissements.

Le FAS ne garantit cependant ni un rendement supérieur ni un coût inférieur. Sa pertinence dépend des supports, du conseil et des frais d’opérations.

Pour une personne qui souhaite déléguer les décisions d’investissement, une gestion sous mandat peut être plus appropriée. Le mode de gestion doit correspondre à la place que vous souhaitez réellement prendre dans le suivi de votre épargne.

Les parts clean share pour mieux identifier les frais

Les parts clean share sont des parts de fonds sans rétrocessions de distribution. Elles permettent de distinguer plus clairement la rémunération du conseil des frais du fonds.

Elles conservent leurs propres coûts de gestion. Pour mesurer leur intérêt, il faut donc examiner les frais des supports et ceux de l’accompagnement ensemble. Leur présence ne suffit pas à garantir que la solution complète sera la moins chère mais c’est déjà un atout.

Combien coûte une assurance-vie luxembourgeoise ?

Le coût dépend du contrat, de la banque dépositaire, des investissements et du service fourni. Certains frais sont regroupés ; d’autres apparaissent séparément.

Des repères publics situent, à titre indicatif, les frais annuels de l’assureur autour de 0,5 à 1,2 %, ceux du dépositaire autour de 0,10 à 0,25 % et l’accompagnement autour de 0,3 à 1 %, selon la prestation. Ces fourchettes ne constituent pas un tarif universel et dépendent du cabinet avec lequel vous investissez mais aussi et surtout du montant investi.

PosteCe qu’il faut vérifier
Frais d’entrée et de versementLe taux effectivement appliqué à chaque apport, en général ils doivent être de 0%
Frais du contratLes dépenses de l’assureur et les services éventuellement inclus
Frais du dépositaireLa conservation, les minimums de facturation et les taxes éventuelles
Conseil ou gestion sous mandatLa prestation fournie et sa rémunération
Frais des investissementsLes frais courants et commissions propres aux fonds ou autres supports
Frais d’opérationsLes transactions, arbitrages, conversions de devises et sorties de certains investissements

Yomoni Lux annonce un coût annuel de 1,30 à 1,70 %, intégrant notamment la gestion, les ETF et le dépositaire. Meilleurtaux affiche 0,75 % de frais annuels du contrat sur les fonds externes en gestion libre auquel il faut additionner les frais des fonds. Chez BoursoVie Lux, les 0,65 % maximum correspondent également aux frais du contrat, auxquels peuvent s’ajouter d’autres coûts… 

Ces taux ne peuvent pas être classés du plus faible au plus élevé sans retraitement et comme nous l’avons déjà évoqué, les frais sont importants car ils peuvent avoir un impact significatif sur la performance de votre contrat mais ce n’est qu’un critère parmi d’autres. 

Le Luxembourg protège-t-il mieux votre épargne ?

Le cadre luxembourgeois repose notamment sur le triangle de sécurité, qui associe l’assureur, la banque dépositaire et le Commissariat aux Assurances.

Les actifs représentatifs des engagements envers les clients sont séparés des autres actifs de l’assureur. Le super privilège accorde aux créances d’assurance une priorité sur ce patrimoine distinct.

Il ne s’agit pas d’une garantie illimitée de remboursement. Le dispositif ne supprime ni les pertes sur les investissements ni les conséquences possibles d’un déficit d’actifs. Il ne constitue pas non plus une garantie de l’État luxembourgeois.

La disponibilité de l’argent doit également être examinée. Des restrictions peuvent intervenir, comme l’illustre le dossier FWU suivi par le régulateur. Certains investissements peu liquides peuvent aussi retarder une sortie.

Avant de souscrire, distinguez donc la protection juridique du contrat, le risque financier des placements et leurs conditions de revente.

Quelle fiscalité pour les Français ?

Ouvrir une assurance-vie au Luxembourg ne procure pas, à lui seul, un avantage fiscal supplémentaire. Pour un résident fiscal français, les contrats éligibles bénéficient du régime français de l’assurance-vie.

En cas de retrait

L’impôt porte sur la part de gains comprise dans le rachat, et non sur toute la somme retirée.

Pour les primes versées depuis le 27 septembre 2017, les gains sont en principe soumis à 12,8 % d’impôt sur le revenu avant huit ans. Après huit ans, un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule ou 9 200 € pour un couple imposé en commun s’applique aux gains pour l’impôt sur le revenu, tous contrats concernés confondus.

Le taux après huit ans est de 7,5 % ou de 12,8 %, selon les règles liées notamment au seuil de 150 000 € de primes, apprécié sur l’ensemble des contrats concernés. Les prélèvements sociaux restent à 17,2 % pour l’assurance-vie rachetable ordinaire. L’abattement ne les efface pas. Une option globale pour le barème progressif est possible.

En cas de décès

Pour un contrat souscrit aujourd’hui, dans le cas usuel où la fiscalité française s’applique :

  • Les capitaux correspondant aux versements avant 70 ans bénéficient en principe d’un abattement de 152 500 € par bénéficiaire, tous contrats sur la tête du même assuré confondus. Le prélèvement est ensuite de 20 % sur les 700 000 premiers euros taxables, puis de 31,25 %.
  • Les primes versées après 70 ans relèvent des droits de succession après un abattement global de 30 500 €, partagé entre les bénéficiaires concernés. Les gains attachés à ces primes sont en principe exclus de cette assiette.
  • Le conjoint survivant ou partenaire de Pacs bénéficie d’une exonération.

Les contrats anciens et les situations internationales nécessitent une analyse particulière qu’un conseiller pourra vous apporter.

Une déclaration annuelle à prévoir

Le contrat étranger doit être déclaré à l’administration française, même sans retrait, au moyen du formulaire 3916–3916 bis joint à la déclaration de revenus. L’assureur peut fournir les informations nécessaires. Des démarches supplémentaires peuvent être requises lors d’un rachat. 

Dans quels cas une assurance-vie française peut-elle suffire ?

Un contrat français peut répondre à votre besoin si vous recherchez une solution simple, un faible ticket d’entrée, un fonds en euros ou une allocation classique accessible à un coût compétitif.

Le Luxembourg mérite surtout d’être étudié lorsqu’il apporte une réponse concrète : davantage de personnalisation, un choix d’investissements particulier, une diversification des assureurs ou un projet international.

Les deux solutions peuvent coexister. Vous pouvez conserver un contrat français pour certains objectifs et étudier une enveloppe luxembourgeoise pour d’autres.

Pour comparer les possibilités, consultez également notre comparatif des assurances-vie.

Comment choisir votre contrat ?

Une proposition adaptée doit vous permettre de répondre à cinq questions :

  1. Quels objectifs ce contrat doit-il financer ?
  2. Quelle somme pouvez-vous investir sans compromettre vos besoins de liquidités ?
  3. Qui prendra les décisions d’investissement ?
  4. Quels supports seront réellement accessibles et à quel coût ?
  5. Qui sera votre interlocuteur après la souscription ?

La dernière question mérite autant d’attention que le nom de l’assureur. Le contrat doit pouvoir être suivi et réexaminé lorsque vos projets évoluent.

Un accompagnement avec plusieurs assureurs permet de partir de votre situation pour rechercher une solution, puis de conserver un interlocuteur unique pour son suivi. C’est cette démarche que propose Cleerly pour étudier votre projet d’assurance-vie luxembourgeoise, notamment en FAS lorsque cette formule est pertinente.

Questions fréquentes

Quelle est la meilleure assurance-vie luxembourgeoise ?

La meilleure offre dépend des investissements souhaités, du niveau d’autonomie et du service attendu. Le choix doit porter sur le contrat, son coût complet et l’accompagnement proposé.

Peut-on souscrire avec 50 000 € ?

Oui, certaines offres comme Yomoni Lux affichent ce minimum. L’accès aux options et aux différents supports reste soumis à leurs propres conditions.

Le FAS est-il réservé aux investisseurs qui veulent tout gérer seuls ?

Non. Il peut s’accompagner de conseils pour sélectionner et suivre les investissements. Il faut préciser le rôle de chacun et le fonctionnement des décisions avant de souscrire.

L’assurance-vie luxembourgeoise rapporte-t-elle davantage ?

Il n’existe pas de rendement propre au Luxembourg. La performance dépend des supports, des risques pris et des frais. Un ticket d’entrée plus élevé ne garantit pas un meilleur résultat.

Faut-il se déplacer au Luxembourg ?

Pas nécessairement. Certains distributeurs proposent une souscription à distance, avec identification et signature électronique. Le parcours dépend de l’offre et de l’assureur.

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