La retraite du régime général, comment ça marche ?

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Le régime de retraite, de base et complémentaire, des salariés du secteur privé est celui qui concerne le plus d’actifs en France. Dès la première embauche officielle en tant que salarié, l’affiliation à la branche retraite de la Sécurité sociale prend effet : les cotisations sont prélevées dès que le premier salaire est versé. Et le décompte des trimestres de retraite commence…

La retraite de base des salariés du secteur privé

Le régime que l’on appelle « général » a été créé en même temps que la Sécurité sociale en 1945. Depuis 1967, date de la réorganisation de l’institution en branches autonomes, il est géré par la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse (CNAV).

Même s’ils sont obligatoirement affiliés à la Mutualité sociale agricole, les salariés de l’agriculture suivent exactement le même régime d’assurance retraite que les salariés des autres secteurs d’activité.

L’âge de la retraite

Un salarié peut partir à la retraite dès 62 ans s’il justifie le nombre de trimestres de cotisations requis. Lorsqu’il a cotisé moins longtemps, il peut :

  • Quitter la vie active et toucher une pension réduite : plus il manque de trimestres, plus la retraite est faible ;
  • Poursuivre son activité pour obtenir des trimestres supplémentaires.

Un barème des « versements pour la retraite » est fixé chaque année. Il est délivré par le CNAV et consultable sur le site de l’Assurance Retraite.

Le tableau ci-après expose le nombre de trimestre requis, appelé « durée de référence » donnant droit à une retraite à taux plein.

Année de naissanceNombre de trimestres de cotisations
1948 et avant160 trimestres
1949161 trimestres
1950162 trimestres
1951163 trimestres
1952164 trimestres
1953 et 1954165 trimestres
1955, 1956 et 1957166 trimestres

La durée de référence augmente, tous les trois ans, d’un trimestre.

Le montant de la retraite

Pour calculer le montant de sa retraite, la caisse d’assurance vieillesse prend en compte les périodes d’activité durant lesquelles le salarié a cotisé au régime général ou à d’autres régimes obligatoires : commerçant, artisan, profession libérale, etc.

Elle tient compte également des périodes :

  • Assimilées : maladie, maternité, chômage indemnisé, accident du travail, service militaire, etc. ;
  • Gratuites : par exemple, pour les mères de famille, après un congé parental ou pour élever un enfant handicapé.

Cet ensemble donne le nombre de trimestres acquis au cours de la carrière. Si le nombre de trimestre requis est atteint, le taux de calcul de la pension est égal à 50 %. Sinon, ce taux est minoré.

L’autre élément du calcul de la pension est le salaire : pour calculer la retraite, on retient le salaire annuel moyen des 25 meilleures années de la carrière.

La retraite complémentaire des salariés du secteur privé

C’est le second « pilier » de la retraite des salariés. Son fonctionnement est différent de celui du régime de base, puisque les salariés n’acquièrent pas des trimestres mais des points de retraite.

Le régime complémentaire de retraite était géré par deux régimes : l’Agirc et l’Arrco. Depuis janvier 2019, c’est deux entités ont fusionné pour n’en former qu’une.

Le régime Agirc-Arrco

Le régime de Agirc-Arrco vient compléter la retraite de base des salariés du secteur privé. C’est l’employeur qui doit s’occuper des démarches pour affilier ses salariés au régime. Tout comme le régime retraite de base, le régime complémentaire s’effectue par répartition, c’est-à-dire que le actifs cotisent pour la pension des retraités.

Cependant, le système est un peu différent puisque qu’ici on ne compte pas les trimestres de cotisations mais les points retraite. Toutes les cotisations versées sont transformées en points retraite. Les salariés les accumulent donc tout au long de leur carrière.

Le calcul de la retraite complémentaire

Au moment de liquider la retraite de base, tous les points de retraite complémentaire sont additionnés et multipliés par la valeur des points définie par le régime Agirc-Arrco à cette date.

Les salariés peuvent racheter jusqu’à 70 points de retraite complémentaire par année d’études supérieures, dans la limite de trois ans. Toutefois, ce rachat ne peut porter que sur les périodes d’études supérieures pour lesquelles un « versement pour la retraite » a déjà été effectué auprès du régime de base.

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