Comment choisir sa mutuelle TNS ?

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Choisir sa mutuelle santé adaptée à ses besoins quand on est travailleur indépendant n’est pas chose facile. C’est dans le but d’améliorer la protection sociale des travailleurs non-salariés que la loi Madelin a été instauré. Les contrats mutuelle Madelin sont nombreux et il est important de comparer tous les offres disponibles avant de souscrire un contrat

Les différents niveaux de couverture

Les assureurs proposent des mutuelles santé qui interviennent en complément des organismes sociaux. Ils prennent en charge, notamment, le remboursement du ticket modérateur et éventuellement, selon les contrats, les dépassements d’honoraires.

C’est ainsi qu’ils proposent plusieurs niveaux de couverture :

  • La couverture de base, qui ne prend en charge que le ticket modérateur pour les médecins et soins ne dépassant pas le tarif de convention de la Sécurité sociale ;
  • Une couverture plus étendue, qui va au-delà des dépenses courantes. Elle offre également de meilleures prestations en cas d’hospitalisation ;
  • Une formule plus complète, qui couvre les dépassements d’honoraires et offre une meilleure prise en charge des cures, appareils acoustiques, prothèses dentaires, lunettes, lentilles de contact, etc.

Les tarifs des mutuelles TNS

Les tarifs des mutuelles santé pour les travailleurs non-salariés sont fixés librement par les assureurs.

Ils dépendent en général de l’âge de l’assuré et, éventuellement, de son lieu de résidence. En effet, selon les régions, la couverture médicale est plus ou moins importante, et il est plus ou moins facile de trouver des médecins conventionnés.

Deux paramètres entraînent des tarifs plus élevés :

  • L’âge de l’assuré : le tarif initial est fait en fonction de l’âge de l’assuré au moment de la souscription, il évolue :
    • soit tous les ans avec le vieillissement de l’assuré
    • soit tous les cinq ans (par classes d’âge) ;
  • L’augmentation générale appliquée à toute une catégorie de contrats, qui dépend de la consommation médicale générale du portefeuille assuré ou du poids des transferts de charges de la Sécurité sociale vers les assureurs complémentaires.

Il n’y a pas d’individualisation des tarifs en fonction de la consommation médicale : un assureur ne peut pas augmenter le tarif d’un contrat en particulier, sous prétexte que l’état de santé de l’assuré s’est dégradé. Si une hausse du tarif intervient, elle doit s’appliquer à l’ensemble des contrats d’un même type ou d’une même génération.

À noter également qu’il est très rare qu’un tarif de complémentaire santé augmente en cours d’année. La concurrence étant rude sur le marché de l’assurance complémentaire santé, les organismes d’assurances qui pratiqueraient de trop fortes hausses risqueraient de perdre des clients. À l’inverse, ceux qui n’augmenteraient pas suffisamment leurs tarifs risqueraient d’essuyer des pertes financières.

Les taux de remboursement

Pour choisir une complémentaire santé qui vous convient, vous devez d’abord privilégier les contrats qui indiquent clairement ce qu’ils remboursent.

Le problème est qu’ils ne l’expriment pas tous de la même manière. Par exemple, la consultation chez le généraliste est remboursée :

  • Complémentaire n° 1 : à 100 % du ticket modérateur (TM) ;
  • Complémentaire n°2 : à 100 % du tarif de convention (TC) ;
  • Complémentaire n°3 : à 100 % de la base de remboursement (BR) ;
  • Complémentaire n°4 : à un montant forfaitaire en euros ;
  • Complémentaire n°5 : selon un panachage de ces différentes formules.

Il est donc important de connaitre les termes propres aux contrats.

Comment comparer les mutuelles TNS ?

Il faut d’abord savoir décoder les messages. Ainsi, l’annonce d’une prise en charge à 100 % (du TM ou du TC ou de la BR) signifie que l’assureur ne rembourse que dans la limite du tarif de la Sécurité sociale, c’est-à-dire en général inférieur à la dépense réelle.

Méfiez-vous aussi des garanties qui paraissent très intéressantes, par exemple un remboursement de 500 % du TC : si la Sécurité sociale ne rembourse que quelques euros sur certaines prestations, le fait d’être remboursé à 500 % de quelques euros restera très insuffisant.

Pour vous aider dans cette lourde tâche vous pouvez utiliser des comparateurs, qui vous proposeront les meilleurs contrats selon votre situation. Cela vous permettra en tout cas de gagner du temps.

Enfin, vous pouvez aussi passer par un courtier spécialisé comme Coover. Un courtier négocie en amont des tarifs avec des assureurs.

Par ailleurs, Coover est indépendant et il vous proposera donc le contrat le plus adapté à votre situation, en toute transparence. Enfin, Coover connait les conditions d’éligibilité des contrats ce qui vous permettra de gagner du temps et d’éviter de lancer des démarches qui n’aboutiront pas.

Les éléments pour choisir sa mutuelle TNS

Schématiquement, on peut diviser les remboursements des complémentaires santé en trois grandes catégories :

  • Les soins courants : les consultations, la pharmacie, les radiographies, les frais de laboratoire, etc. ;
  • L’hospitalisation ;
  • L’appareillage et les prothèses : optiques, dentaires, auditives, etc.

Inutile par conséquent de passer l’intégralité des contrats au crible : le meilleur est celui qui va adapter ses garanties au budget du souscripteur et à sa consommation médicale. Les éléments à prendre en compte pour faire un choix sont les suivants :

  • La taille de la famille ;
  • Le lieu de résidence : les médecins habituellement consultés pratiquent-ils des honoraires libres ? Inutile, en effet, de prendre une complémentaire santé qui rembourse les dépassements d’honoraires si l’on ne consulte que des médecins conventionnés ;
  • Les besoins en matière de santé et les besoins de sa famille : besoin de lunettes et/ou de soins dentaires, etc. ;
  • Les garanties à privilégier : une maladie chronique, l’optique, les soins dentaires, les prothèses ;
  • Les tarifs : les cotisations des assurances complémentaires santé peuvent varier du simple au triple selon les garanties.

Les délais de carence

Lors de toute nouvelle souscription, l’assuré se voit en général appliquer un délai, pendant lequel il n’est pas pris en charge par l’assureur pour ses dépenses de santé, bien qu’il verse déjà des cotisations. C’est le délai de carence.

Ce laps de temps varie en général de 3 à 12 mois selon les assureurs. Il peut donc constituer un élément de comparaison supplémentaire selon votre besoin.

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