Comment devenir plâtrier ? Formation, salaire et conseils

Le métier d'artisan plâtrier permet une bonne rémunération pour un professionnel ayant un gout pour le travail manuel et qui souhaite se lancer à son compte.

Cependant, s'installer comme plâtrier ou comme plâtrier plaquiste ne se fait pas du jour au lendemain et il faut bien se renseigner avant de se lancer. Il n'est pas toujours facile de trouver les bonnes informations sur les études nécessaires, la formation, les démarches, les qualités pour ce métier etc...

Dans ce guide, retrouvez tous nos conseils concernant la formation à suivre pour devenir plâtrier et les démarches pour y parvenir au mieux. Enfin, consultez la grille du salaire moyen d'un plâtrier en province et à Paris.

Quelle est la formation pour devenir plâtrier ?

Il vous est possible de devenir plâtrier à votre compte, sans le bac après la 3ème, ou après le bac, avec ou sans diplôme et une reconversion à 30 ans ou à 40 ans. Le statut est également libre, vous pouvez être auto entrepreneur plâtrier ou en société.

Devenir plâtrier sans diplôme

Si vous pouvez justifier d'une expérience professionnelle de 3 années dans l'Union Européenne, vous pouvez demander à la Chambre des Métiers et de l'artisanat une attestation de reconnaissance de qualification professionnelle.

Cette reconnaissance de qualification professionnelle vous permet d'exercer le métier de plâtrier.

Le diplôme n'est donc pas obligatoire pour exercer le métier de plâtrier ou de plâtrier plaquiste mais il est utile pour être bien formé et trouver des chantiers.

Les diplômes du plâtrier et d'un plâtrier plaquiste

Vous pouvez devenir plâtrier ou plâtrier après avoir suivi des études dans le bâtiment, une formation qualifiante ou une formation à distance.

Voici où se former pour devenir plâtrier :  

  • avec un CAP plâtrier-plaquiste ou staffeur ornemaniste ;
  • grâce à un bac professionnel aménagement et finition du bâtiment
  • avec un bac professionnel métiers du plâtre.

Si vous avez actuellement une activité salariée que vous ne voulez pas quitter tout de suite, vous pouvez suivre votre CAP en cours du soir avec l'AFPA par exemple. Par ailleurs, vous pourrez toucher un salaire pendant vos études si êtes en contrat professionnel ou en contrat d'alternance.

Quelles sont les qualités requises pour devenir plâtrier ?

L'activité de l'artisan plâtrier requiert :

  • une bonne condition physique en raison des déplacements nombreux et des positions de travail ;
  • d'être disponible à tout moment, 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 y compris les jours fériés ;
  • un bon sens commercial pour démarcher et fidéliser ses clients ;
  • une vraie habilité manuelle pour accomplir les tâches du métier ;
  • un esprit méthodique pour gérer son travail et sa structure ;
  • vous avez un goût pour le travail de précision et la minutie.

Que fait exactement un plâtrier ?

Le plâtrier intervient après l’intervention du maçon et le menuisier. Il est chargé d’enduire les murs et plafonds du bâtiment avec un mélange d’eau et de plâtre. Il peut également corriger certains défauts tels qu’un mur pas droit ou une fissure. En règle générale, le plâtrier intervient à deux reprises, pour poser une couche épaisse puis une couche de finition. Son travail demande alors une extrême rigueur et précision.

Le salaire d'un plâtrier

Le salaire d'un plâtrier ou d'un plâtrier est variable. Il dépend de la qualification, de la géographie, des compétences et de l'ancienneté dans la branche.

Voici les salaires moyens du plâtrier constatés à Paris et en province :

plâtrier indépendantplâtrier salariéTaux horaire plâtrier à son compte (auto entrepreneur ou société)
A Paris Entre 1 800 € et 2 200 € par mois
  • 1 350 € par mois en début de carrière
  • 1 900 € en milieu et fin de carrière
Entre 33 € et 40 €
En provinceEntre 1 600 € et 1 900 € par mois
  • 1 250 € par mois en début de carrière
  • 1 700 € en milieu et fin de carrière
Entre 29 € et 35 €
Combien gagne un plâtrier ?

Les perspectives d'évolution du plâtrier

Le plâtrier peut évoluer vers les carrières de :

  • staffeur ou stucateur en se spécialisant davantage ;
  • chef d’équipe (après expérience et formation en management) ;
  • technicien d’études (après reconversion).

Quelles sont les démarches pour devenir plâtrier ?

Le statut juridique de l'entreprise plâterie

S'agissant d'une activité artisanale, votre Centre de Formalités des Entreprises (CFE) sera la Chambre des Métiers et de l’Artisanat.

Avant de créer votre société, vous devez décider du statut juridique à adopter. En effet, vous pouvez vous exercer comme auto entrepreneur plâtrier ou en société.

Le statut d'auto entrepreneur est souple, rapide à mettre en place et il bénéficie d'une fiscalité allégée. C'est la forme idéale si vous voulez démarrer votre activité seul et que vous voulez maitriser vos couts de structure.

Le statut d'entreprise (EIRL, EURL) et de société (SAS ou SASU) ne bénéficie pas de ces formalités allégées mais permet de protéger votre patrimoine personnelle.

Votre code NAF / APE vous sera automatiquement attribué une fois votre société créée. Le code principal des est le 4331Z.

Depuis la loi PACTE de 2019, le Stage de préparation à l'installation est facultatif pour les artisans. Pour les artisans intéressés, ce stage dure 5 jours et coute en moyenne 200 euros.

Créer une entreprise de plâterie

Les démarches à accomplir pour demander l’immatriculation de votre entreprise dépendent de la forme juridique que vous avez choisi.

Pour gagner du temps dans vos démarches, vous pouvez désormais créer votre entreprise en ligne.

Consulter notre article sur les statuts juridiques si nous ne savez pas encore sous quelle forme ouvrir votre entreprise.

Devenir auto entrepreneur plâtrier

En tant que plâtrier micro entrepreneur, vous pouvez à la fois vendre votre savoir faire (la main d'oeuvre) ainsi que les matériaux nécessaires à l'accomplissement de votre activité. Ces deux types de prestations doivent impérativement être dissociées à la fois sur vos factures et lors de votre déclaration de chiffre d'affaires.

La distinction est importante car les plafonds de chiffre d'affaires ne sont pas les mêmes :

  • prestation de service : 72 500 € de chiffre d'affaires ;
  • achat et revente de matériel : 176 200 € de chiffre d'affaires.

Ainsi, si vous exercez ces deux activités, vous pouvez facturez 72 500 € de main d'oeuvre mais tout en respectant le seuil total de 176 200 €. Autrement dit, les plafonds ne sont pas cumulables.

Vous pouvez également faire le choix de ne proposer que votre main d'oeuvre. C'est alors à vos clients d'acheter eux-mêmes le matériel.

Les auto entrepreneurs plâtrier sont exonérés de la TVA. Il existe toutefois des plafonds à partir desquels cette exonération expire. Ils sont de 85 800 € pour l'achat et la revente de matériel et de 34 400 € pour la prestation de service. Vous devrez ainsi appliquer un taux de TVA de 20%.

Le compte bancaire du plâtrier

L'activité de plâtrier à son compte implique l'ouverture d'un compte bancaire professionnel sauf pour les auto-entrepreneurs qui peuvent ouvrir un compte classique (uniquement dédié à leur activité).

De plus, en dessous de 10 000 € de chiffre d'affaires annuels, vous pouvez utiliser votre propre compte personnel.

Vous prenez néanmoins un risque en utilisant un compte personnel pour une activité artisanale car les banques n'acceptent pas cette utilisation et sont en droit de fermer votre compte si elles découvrent qu'il est utilisé pour une activité professionnelle.

Aujourd'hui, les néo-banques et banques en ligne proposent des tarifs très intéressants pour les professionnels. Consultez notre comparatif des banques pro avec les meilleurs prix et des avis sur chacune d'entres elles.

Les assurances du plâtrier

AssuranceCaractèreConseilTarifs indicatifs
Garantie décennale
plâtrier
Obligatoire Ne tardez pas pour souscrire, car le tarif augmentera si vous avez exercé sans assuranceA partir de 900 € / an
Mutuelle d'entrepriseObligatoireLa mutuelle d'entreprise est obligatoire à partir du premier salarié. Comparez les contrats pour trouver la meilleure offre. À partir de 25 € / mois
Mutuelle plâtrierFacultativeComparez les contrats pour trouver les meilleurs remboursements sur vos besoins (dentaire, optique, soins hospitaliers ou consultations) À partir de 38 € / mois
Auto proObligatoire Vous pouvez utiliser votre assurance personnelle si vous déclarez à votre assureur l'usage professionnel de ce dernier50 € / mois
Prévoyance d'entrepriseObligatoire pour certaines conventions collectivesLa convention collective de votre société définit si la prévoyance est obligatoire et les seuils obligatoires de prestation à fournir à vos salariés 20 € / mois
Prévoyance plâtrierFacultativeGrâce au contrat loi Madelin, vous pouvez bénéficier d'avantages fiscaux27 € / mois
Multirisque professionnelle FacultativeC'est la garantie indispensable si vous louez un local et si vous avez du matériel que vous désirez couvrirA partir de 200 € / an
Quelle assurance pour un plâtrier ?

L'assurance décennale doit être mise en place avant l'ouverture de votre premier chantier. Elle est obligatoire même si vous ne réalisez que des chantiers en sous-traitance.

Plâtrier : quelles obligations ?

Le métier de plâtrier est une profession réglementée. L'artisan doit bien sûr de respecter la loi, et les normes en vigueur notamment celle qui entoure la conduite des engins automoteurs et des appareils de levage. Toute personne qui est amené à en conduire doit posséder un certificat d'aptitude CACES.

Les professionnels qui travaillent pour les particuliers doivent fournir leurs prix en détaillant par exemple les méthodes de calculs des heures de travail avant de réaliser les travaux.

Une prestation dépassant les 150 € devra obligatoirement être formalisée par un devis.

Enfin, les devis et factures devront comporter:

  • la mention de l'assurance souscrite ;
  • le contact de l'assurance ;
  • la géographie du contrat.

Être plâtrier auto-entrepreneur ou salarié ?

Le métier de plâtrier salarié

Avantages d'être plâtrier salarié

  • Pas besoin de rechercher des clients ;
  • Bon équilibre vie professionnelle et vie privée ;
  • Sécurité de l'emploi et salaire perçu tous les mois quelle que soit l'activité ;
  • Cadre de travail établi.

Inconvénients d'être plâtrier salarié

  • Perspectives d'augmenter son salaire limitées ;
  • Contraintes liées au salariat (congés, horaires, décision etc...)

Le métier de plâtrier auto-entrepreneur

Avantages d'être plâtrier indépendant :

  • Etre son propre patron donc avoir la liberté de prendre soi-même les décisions ;
  • Développer des compétences commerciales ;
  • Plus vous travaillez, plus votre salaire augmente et les revenus moyens des sont largement plus élevés chez les indépendants.

Inconvénients d'être plâtrier indépendant :

  • Nombreuses tâches administratives (Urssaf, impôts, assurance etc..) ;
  • Grande compétition et stress important ;
  • De nombreux frais pour le plâtrier à son compte, dont la garantie décennale ;
  • Incertitude sur les revenus que vous allez générer.

L'activité de plâtrier à son compte vous permettra de gagner plus d'argent sur le moyen et long terme. Cependant, être indépendant est plus exigeant, plus risqué et plus incertain.

Si vous êtes intéressé par l'activité plâterie mais que vous n'êtes pas sûr du format qui vous convient, nous vous recommandons de commencer à exercer comme salarié ou apprenti. Vous pourrez ensuite capitaliser sur votre expérience, votre réseau et exercer en en indépendant. De plus, ce justificatif d'expérience vous permettra plus facilement de négocier votre prime d'assurance et d'obtenir un financement professionnel.

Comment trouver des chantiers de plâterie ?

En tant que plâtrier à votre compte, la principale difficulté sera de trouver des chantiers de plâterie car la concurrence est rude notamment en raison des travailleurs détachés et du travail au noir. Il vous faudra vous faire connaitre avant que les clients ne viennent d'eux-même.

Voici des recommandations pour trouver des chantiers :

  • demander à votre mairie la liste des permis de construire récemment accordés et contacter les maitres d'ouvrage ;
  • déposer des prospectus dans votre ville ;
  • solliciter votre réseau personnel et professionnel ;
  • vous associer avec un autre professionnel du bâtiment, par exemple un architecte ;
  • vous inscrire sur une plateforme de devis qui vous mettra en relations avec des clients potentiels.

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